Mais en fait, les Predators c’est quoi ?

Ces informations proviennent des livres que j’ai lus, de certains forums de discussions et d’informations complémentaires glanés à droite et à gauche sur le web. A prendre donc avec des pincettes.

Les Yautja dans Predators

Les Yautja (où  Hish dans leurs langues) vivent en clans. Ils chassent souvent en solitaire (même si Avp 1 et le futur « Predators » viennent contredire cette thèse) et toutes leur civilisation est basée sur le Rite de la chasse. Mais ils ne chassent pas que pour le plaisir, c’est aussi leurs seuls façons de pouvoir s’accoupler avec les femelles et obtenir la reconnaissance de leurs aînés. C’est une chasse avec des codes stricts, comparable au Bushido Japonais. Ils se considèrent comme étant naturellement supérieurs. Ils ne s’attaqueront jamais à une proie qu’ils estiment comme étant faible ou inintéressante. Doté de compassion (un Predator épargne une femme enceinte armée dans le deuxième épisode) et de réflexion, ce sont de véritables tueurs surentrainés.

Des aliens d’ailleurs séparés en plusieurs rangs :

Le premier des rangs est celui des « Unblooded » (non initié). Ils regroupent les jeunes Yautja n’ayant pas encore fait leurs preuves en tant que Guerriers. On retrouvera bien sûr les débiles profonds de « Avp 1 » mais tout me porte à croire (ceci est vivement contesté) que le Hish de « Predator 2 » en fait partie (où du moins de la caste des  « Young Blooded », « les jeunes sangs », ceux qui ont au moins une chasse réussie à leurs actifs). Dans le second film, le Predator est quand même beaucoup moins serein et compétent. Ce n’est que mon avis hein.

Le deuxième est la classe des « Guerriers ». Ce sont les Yautja qui adhèrent complètement aux rites de la Chasse. Ce sont des membres respectés et talentueux (le taux de mortalité étant fortement élevés chez les Yautja). Celui de « Predator » en fait évidemment partie tout comme celui de « AvP 2 ». Ayant fait leurs preuves, ils ne cherchent plus que les trophées les plus dangereux.

La troisième classe est celle des « Elder » (ancien). Bon ce sont les vieux de la vieille hein, ils ont plus rien à prouver (on parle de milliers de trophées à leurs actifs). Ils font preuve d’un respect profond à leurs proies (voir toujours « Predator 2 » et la scène finale) et ils sont garants morales des rites de la Chasse. Ce sont eux qui enseignent au plus jeune l’importance des rituels.

La quatrième classe est les « Bad Bloods » (Mauvais Sang). Ils représentent les « raclures » de la société Hish. Ce qui veut dire qu’ils se sont livrés à une chasse déshonorante, des vols de trophées où tout simplement le meurtre d’un autre Yautja. Ils sont punis de mort par leurs pairs et sont contraints de fuir dans la galaxie. Ce sont les seuls Predators qui peuvent être chassés par d’autres. Même si on en a encore vu aucun dans le monde du Cinéma, tout porte à croire que Mr Black de « Predators » en fera parti.

Une de leurs nombreuses oeuvre d’art : La Yautjconde

Des acteurs impressionnant pour un film qui l’est tout autant :

Pour son époque, « Predators » était doté d’un casting impressionnant.  Entre Arnold Schwarzenegger (on ne le présente plus), Jess Ventura (ex-catcheur culte), Carl Weathers (Appolo Creed de Rocky FFS), autant vous dire que le casting est sacrément burné et calibré.

On retrouvera aussi Shane Black, le scénariste de la saga « Arme Fatal » (!!), dans le rôle du « geek » de service. Même si c’était un choix imposé par la Fox pour assurer la promotion (huhuhu) du film, il profitera de son temps libre pour écrire le scenario du « Dernier Samaritain ». Ca c’est pour l’anecdote qui poutre en repas de famille.

Peut-on réellement juger les acteurs ? Après tout, si ils ont été sélectionné c’est avant tout pour leurs gros bras et leurs images. Schwarzenegger, toujours auréolé de l’image de l’homme indestructible était le contrepoids idéal pour le Yautja. Si lui n’y arrivait pas alors nous…

A vrai dire c’est tout le casting qui a été imaginé pour le Predator. Au passage, saviez-vous que le premier acteur choisi pour incarner le Predator était notre Jean Claude Vandamme national ? Rôle qu’il déclinera (tant mieux) car on ne voyait pas son visage. Il sera alors remplacé par feu Kevin Peter Hall (2m13 quand même) qui saura donner un véritable cachet à la créature (une gestuelle finalement très douce, voir la scène quand il enlève son masque… Ca a marqué durablement les esprits).

« Tu vois mec, le Predator c’est comme des molécules d’eau sur des mandibules ! C’est Aware ! »

Vu que je suis quelqu’un de gentil et que j’ai envie de vous faire briller en société, voici trois anecdotes qui feront de vous des stars internationales : -Predators est un des deux films (l’autre étant « Running Man ») a avoir deux Gouverneurs des USA à son casting. Il y a bien sûr Arnold « Governator » Schwarzenegger en Californie mais il y a aussi Jess Ventura ex-gouverneur du Minnesota (de 1998 à 2003).

Autant vous dire que niveau politique, les USA sont quand même plus drôle que chez nous.

-Vous connaissez tous ces acteurs qui arrivent en promotion en disant « Ohlalalala, c’était trop dur l’entrainement… tu te rends comptes, on devait faire 3 mois de préparation payé 5000€ la journée mais c’était fatiguant ». Autant dire qu’ils se seraient certainement suicidés sur le tournage de Predator.

Effectivement, Schwarzy et ses potes s’étaient tellement amusés durant leurs semaines de préparations intensives qu’ils ont décidé d’imposer au tournage un emploi du temps relativement fou. Lever à cinq heures du matin, défis physique entre eux (oui ils s’amusaient vraiment beaucoup), entrainement extrême durant le tournage etc etc…

-Enfin, pour l’anecdote bad-ass du tournage, l’acteur incarnant Billy (Sonny Landham) était constamment suivi par un garde du corps. Non pas pour le protéger lui mais pour éviter qu’ils s’en prennent aux autres durant le tournage vu qu’il était à moitie fou (et relativement violent donc) !

Un chef d’œuvre de réalisation pour le film :

Magistrale, tétanisante, bluffante… on pourrait dire bien des choses sur la réalisation de McT.

Il modifiera profondément le scenario (inspiré très librement de « Terreur Extraterrestre » et « Aventures en Birmanie ») pour qu’il ne se contente pas d’être un vulgaire film de plus. C’est bien lui l’architecte principal de la réussite absolue du film.

Le réalisateur a su parfaitement joué de l’unité de temps (le film n’étant qu’une gigantesque fuite en avant) et de l’unité de lieu (la jungle qui devient finalement un protagoniste à elle toute seule). Rarement un film aura été aussi démentiel dans chacun de ses plans (on les comptes par dizaines), rendant justice et gloire à ses personnages. Le Predator deviendra l’icône des eighties et c’est grâce à ce film que Schwarzenegger rentrera dans la « A-List » d’Hollywood (devenant ainsi l’acteur le mieux payé au monde).

En brouillant constamment les pistes sur le genre du film (Actionner ? Survival ? Horreur ?), McT s’amuse avec nous. Avec un rythme d’enfer et un montage limpide (les scènes d’actions sont magistrales), il poussera les limites du genre jusqu’à nous offrir un des plus beaux duels muets du Cinéma.

Ironiquement, alors que « Predators » est souvent cité comme étant la pièce maitresse des Eighties, ça sera McT qui enterra l’actionner bourrin. Une année plus tard, il réalisera « Die Hard » (qu’on ne présente plus) avec son héros banal et fragile (Willis finissant dans un état lamentable). Le film marquera doucement mais sûrement la fin des héros invincibles. On peut déjà voir les prémisses de ce changement dans « Predator » d’ailleurs.

Votre chroniqueur, pris en photo durant la rédaction du dossier.

Conclusion sur Predators?

Maintenant vous savez pourquoi je sacrifie des mulots (c’est con un mulot) chaque soir en espérant que « Predators » se montrera digne de son aîné.

Ce film est un chef d’œuvre intemporel.

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