Le Marvel Heroes le chapitre de Ragnarök

Le « Marvel Heroes » de ce trimestre de novembre s’ouvre sur l’un des chapitre de « Ragnarök », le nouvel arc de la saga « Thor », qui consomme la suite d’un « Fatal Prométhée » honnête, mais sans plus. Dans le cas où Kieron Gillen reste maître du scénario, Billy Tan n’a dessiné qu’1 partie des planches, et il est relayé, dans les scènes se passant en Asgard, par Rich Elson.

Marvel Heroes un arc de plus dans l’histoire de Thor

Ce récit, qui est paru aux Etats-Unis en février dernier, constitue bien entendu l’une des ramifications du cross-over « Siège », et son titre laisse même préfigurer de sa conclusion – tel que dans toute excellente tragédie. En effet, dans la mythologie nordique, le « Ragnarök » est un récit prophétique de au naturel eschatologique, cela signifie que, tel que notre « Apocalypse de Saint-Jean », il décrit la conclusion du monde, telle que les Vikings se la représentaient. Selon ce texte, au delà de un été qui aura duré trois longues années, surviendra le « Ragnarök », qui verra la mort de quasiment tous les dieux, incluant Thor, Heimdall et Loki. Seules trois divinités survivront, qui orchestreront la renaissance de le monde, à partir d’un homme et d’une femme originels.

Côté graphisme, Billy Tan se montre à le lieu, tel que on le aperçois avec les deux planches plus bas, extraites de la scène liminaire. Le découpage est simple, chaque case séparée par un liséré noir, à l’unisson de l’atmosphère foncé dans lesquels est plongée la scène. Les aboutissants de point de vue se trouvent être classiques, mais efficaces, comme par exemple en bas de la 1ère page : la bande s’ouvre sur un plan poitrine de Kelda et s’achève sur un imposant plan de Fatalis, avec, pour passer de l’un à l’autre, un plan d’ensemble intermédiaire réunissant les deux antagonistes.

Fatalis dans le Marvel Heroes

Et différents procédés viennent structurer l’espace de la double page : la masse foncé de Fatalis, représenté de dos puis de face dans la partie haute de chaque page ; les éclairs de la 1ère case, qui trouvent un écho dans la décharge de dépense énergétique en bas de la deuxième page ; ou encore le L que dessine, sur la deuxième planche, les deux imposant plans de Kelda, l’un vertical, l’autre horizontal, et qui encadre le portrait en pied de Fatalis. A cela s’ajoute le job sur les couleurs, avec un contraste énormément net entre les dégradés de bleus, qu’accentuent encore les encrages, et les panachés de blanc, rose et jaune, réservés à Kelda et aux éclairs qui zèbrent la nuit. Il en ressort la sensation d’une opposition entre deux forces contraires, à la perfection mimétique de l’affrontement auquel nous assistons au niveau narratif.

Et, si vous lisez les comics en V. O., souvenez-vous qu’en ce moment il est possible de découvrir deux séries limitées liées à la geste de Thor, un « For Asgard » énormément dépaysant, et un « First thunder », qui constitue un retour aux sources supérieurement plaisante !

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